Axiome du « Pot aux roses »

Tentative de modélisation de l’émotion conséquente à une découverte.

C’est le contexte COVID qui est à l’origine de cette réflexion et en fonde le prétexte, commençant par une simple question :

Que se passerait-il si nous découvrions que nous sommes tous « plombés » ?

Par « plombés » j’entends l’expression familière signifiant selon moi :
sur le chemin logique, irrémédiable et inéluctable de souffrances, qui n’auraient pas eu lieu sans l’acquisition du « plomb » évoqué.

Contexte de cette réflexion, qui, je le rappelle, est  purement personnelle :

Ce que je comprends, à tort ou à raison, de ces 2 études : La protéine Spike serait toxique en elle-même. La question se porte donc sur : Qu’est-ce que cela implique pour les vaccins basés sur Spike?

Cette question n’est pas anodine, elle est légitime, elle est même posée directement en conclusion d’une des publications citées.

Déclaration de l’état de mes connaissances, pleines d’ignorances, de croyances et de présupposés :

Ce que je comprends de « Spike » : Imaginons que le virus soit une mobylette. Imaginons que cette mobylette soit d’une couleur rouge unique et spécifique. Alors, Spike est la couleur rouge de la mobylette. On découvre alors que non seulement la mobylette est nuisible, mais sa couleur aussi par les caractéristiques de la peinture. Cette peinture spéciale est nocive. Le virus a donc, au minimum, 2 fonctions délétères : lui-même et sa protéine Spike en elle-même.

Ce que je comprends des vaccins basés sur Spike : Ces vaccins entrainent les anticorps à reconnaître la mobylette par sa peinture. Ils ne reconnaissent pas la mobylette en elle-même, ils reconnaissent la peinture « rouge ». D’autres types de vaccins entraînent les anticorps à reconnaître la mobylette en entier et, j’imagine, peut-être sur d’autres spécificités de cette mobylette : imaginons le type de moteur, de klaxon, etc. .

Enfin, ce que je comprends des « variants » : J’imagine alors que l’usine de fabrication des mobylettes a un problème et des cohortes de mobylettes « roses » ou « bordeaux » sortent par erreur. Or, les anticorps ne reconnaissent plus aussi bien ces nouvelles couleurs, ce qui transforme l’erreur en aubaine pour l’usine de mobylette. L’erreur devient une chance.

Voilà d’où je pars. Le lecteur notera que j’ai utilisé une métaphore. Une métaphore doit rester stricte et ne pas être modifiée par des ajouts ou des ablations. C’est la nature même d’une métaphore que d’être pleine d’un infini de sens, et d’autant d’interprétations. Je l’utilise ici pour imager simplement un savoir complexe partageable uniquement par un discours rationnel (les publications). Aussi, si le lecteur veut ajouter « sauf que la mobylette … » , « et en plus la couleur …. », qu’il imagine alors sa propre métaphore et laisse celle-ci intacte.

Le présupposé principal est donc : imaginons que la protéine Spike (la couleur rouge de la mobylette) soit nocive et responsable à elle seule d’effets délétères sur le corps humain.

Les mots importants pour ce genre de réflexions sont : « présupposé » et le verbe « imaginer ».

En effet, le vaccin est ici un prétexte et les publications citées une source d’interrogation dans le réel. Même les publications validées sont contestables, c’est le principe fondamental de la science : prouver ceci, le tenir pour vrai jusqu’à ce que soit prouvé le contraire, encore et encore, même si c’est long.

J’imagine donc que tous les vaccins qui ont pour processus d’entrainer notre corps sur la protéine Spike, amènent nécessairement la protéine Spike dans notre corps.

Que cela soit vrai ou non, à partir de cet instant, ce n’est plus important, c’est un présupposé.

Restons donc sur le sujet principal et conceptuel qui doit m’amener à l’axiome du « pot aux roses » :

 

Que se passerait-il si on découvrait que tous les vaccinés sont durablement « plombés » ?

Il nous faut commencer par imaginer les types de personnes vaccinés.

Par « volontaire » j’entends : Est à l’initiative de sa vaccination de sorte qu’en cas d’échec, il dira a posteriori : « j’assume cet échec, j’ai choisi, je suis responsable de ce qui m’arrive » .
Par « obligé » j’entends : n’est pas à l’initiative de sa vaccination de sorte qu’en cas d’échec, il dira a posteriori : « cet échec n’est pas le mien, je n’avais pas le choix, je ne suis pas responsable de ce qui m’arrive ».
Par « convaincus » j’entends : Est certains du bénéfice/risque de sa décision.

Ce qui nous donne une liste :

  • Les vaccinés volontaires convaincus
  • Les vaccinés volontaires pas convaincus
  • Les vaccinés obligés convaincus
  • Les vaccinés obligés pas convaincus
  • Les pas totalement vaccinés
  • Les non-vaccinés convaincus
  • Les non-vaccinés pas convaincus
  • Les autres

Évidemment, quand on commence les tableaux croisés, l’honnêteté intellectuelle oblige à mentionner des aberrations : « les vaccinés obligés et convaincus » par exemple, quoi que… De plus, il me faut ajouter « les autres », tous les cas auxquels je n’ai pas pensé.

Ensuite il nous faut imaginer une situation de départ, avant que l’information « plombé » survienne.

Je peux facilement imaginer qu’il y a des personnes qui :

  • « ne voient rien venir »
  • « croient qu’un truc cloche »
  • « comprennent qu’un truc cloche »
  • « savent qu’un truc cloche »

Il me semble important de faire la différence entre croire, comprendre et savoir. Nous sommes des êtres humains, beaucoup (toutes ?) de nos décisions sont basées sur un ensemble de « croyances ». Aussi, quand j’écoute mon garagiste, je ne peux souvent que croire ce qu’il m’explique, là où lui « sait ». S’il me dit que mon pneu est crevé, je sais autant que lui. S’il m’explique que je me suis trompé de carburant, je peux comprendre. Enfin, s’il me dit que le liquide de refroidissement est trop épais, je ne peux que le croire (et plus tard changer de garagiste…)

Ce rapide état des lieux permet de voir qu’il y a beaucoup de niveaux et de cas possibles de niveau d’information et de compréhension des individus. C’est important.

Reste la façon dont nous apprenons que nous sommes tous « plombés »…

Premier cas : l’information apparaît petit à petit, par groupes de souffrances.

On apprend petit à petit que « c’est la protéine Spike (et donc soit le virus, soit le vaccin) qui est responsable de … »

Depuis Descartes et la division d’un problème en une somme de multiples problèmes, les problèmes du corps humain sont divisés en multiples problèmes spécifiques selon leurs natures, localisations, etc.. Cette méthodologie est très efficace, sauf dans un cas : quand le problème principal est plus que la somme des problèmes qui le compose. Autrement dit, quand 1+1 > 2 (Cette méthodologie devrait systématiquement, selon moi, être basée sur 1+1>=2 quel que soit son champ d’application)

Aussi, les réactions seront nécessairement divisées, d’autant plus qu’elles seront étalées dans le temps, au rythme des découvertes. Je peux imaginer que ceux qui développeront durablement de l’infertilité seront considérés comme un groupe à part de ceux qui développeront de l’arthrose aux genoux. Selon les cas et la gravité, je pense que les vaccinés-convaincus diront que c’est une coïncidence, les non-convaincus un manque de chance, les obligés feront des procès, etc.

Nous aurions donc une suite de recours juridiques groupés, prouvant à chaque fois plus (ou pas) la nocivité générale de Spike, jusqu’à ce que, les vaccins basés sur Spike ne soient plus utilisés et les groupes en souffrances des sacrifiés pour la communauté.

Deuxième cas : l’information apparait d’un coup

Nous y voilà enfin : imaginons que d’un coup, il soit prouvé et indéniable que les vaccins basés sur Spike sont nocifs.

Pour dramatiser la réflexion et lui donner un côté plus cinématographique, imaginons que les nations qui ont vaccinées en avance, voient en quelques jours des milliers de cas d’AVC, malformations, démences, etc. surgirent de toutes parts. Une vision apocalyptique qui ne viendrait pas d’une preuve scientifique, mais d’un réel factuel et terrifiant.
Nous pourrions aussi imaginer que Spike amorce des maladies à Prions.
Peu importe, imaginons simplement que l’information tombe comme un couperet brutal.

Eh bien, je ne sais pas.

Le lecteur dira alors que « tout ça pour ça ?! »

Non, pas exactement, la réflexion commence ici.

Je pense que nous pouvons tous imaginer les rancœurs, les vengeances, les exactions, l’explosion de rage et de violence qui adviendrait alors. C’est facile à déduire, à prédire, cela n’a aucun intérêt.

Par contre, cette situation imaginaire donne l’occasion de réfléchir à d’autres choses… à prendre un pas de recul.

Il s’agit de Pandémie (mondiale donc), cette « apocalypse » n’arriverait qu’au sein des nations ayant fait le choix de tel type de vaccins. Aussi, d’un point de vue mondial, on se retrouverait dans le premier cas cité : il suffit de remplacer des « groupes de souffrances ont été sacrifiés pour la communauté», par, « des nations ont été sacrifiées ».

Il est amusant de noter que ce changement d’échelle, de national à mondial, ne s’arrête pas là. Je peux imaginer, en tant qu’individu, que les vaccinés de mon pays sont des sortes de cobayes et que, selon les réactions je déciderais de tel ou tel traitement pour ma personne. Ce comportement à l’échelle mondiale fonctionne aussi : En tant que nation, je regarde les tentatives et expériences des autres nations avant de décider de ma propre politique. A n’en point douter, si nous avions colonisé plusieurs planètes, nous pourrions encore changer d’échelle : La Terre a choisi le vaccin, Mars le traitement, Venus hésite. etc.

Oui mais, dans le réel, je suis les deux : j’ai une nation et un monde.
La maladie est mondiale, or le choix de traitement est national.

Aussi, le point clef est-il peut-être : L’information entre les individus à l’échelle mondiale, la quantité et qualité de l’information internationale.

Ce qui amènerait alors à un brouillon d’axiome, que je baptise « pot aux roses » :
Dans un contexte de découverte, la violence dépend de l’information, pour les deux en quantité et en qualité.

Autrement dit, je ne prendrais pas tel médicament risqué si j’ai l’information de ma grand-mère qu’une tisane fait la même chose en mieux. Si je prends tel médicament et que j’apprends a posteriori la miraculeuse recette de ma grand-mère, ma « rage » sera proportionnelle de ce que je sais de cette recette et de combien de fois on me l’a répété. Découvrir le « pot aux roses » : la tisane de ma grand-mère est mieux que le médicament.

Pour autant, il y a un biais, du fait du contexte apocalyptique choisi.
Pour reprendre l’exemple de la grand-mère, je pourrais aussi apprendre plus tard que, si j‘avais pris sa tisane, cela aurait été pire ! Aussi, pour que l’axiome du « pot aux roses » soit générique et universalisable, il faut imaginer que la découverte peut être positive : Je découvre à ma plus grande joie que j’ai bien fait de prendre le médicament plutôt que la tisane de grand-mère !

L’axiome du « pot aux roses » devient alors : Dans un contexte de découverte, l’émoi dépend de l’information, pour les deux en quantité et en qualité.

Ainsi, l’émoi peut-être une colère autant qu’une joie.

En allant plus loin, je peux me dire qu’il s’agit plus d’une différence entre ce qui est cru et ce qui est révélé qui génère l’émoi et non de l’information au sens général.

Donc, pour approcher un peu plus cette réalité, l’axiome du « pot aux roses » devient :
L’émoi d’une découverte dépend de la différence entre ce qui était cru et ce qui est su.

Hélas, il reste encore que parfois je ne fais que découvrir que je me trompais, sans pour autant quitter l’ignorance. Ma croyance disparaît sans m’apporter du savoir. Imaginons qu’en temps jadis j’ai compris que la terre n’était pas plate, mais que je reste ignorant de sa vraie forme ! Une errance de croyances en ignorances.
Mais aussi, parfois, la découverte non seulement oblitère ma croyance, mais en plus la remplace par tout autre chose, une vérité : Nom d’un chien, je la croyais plate, mais elle est ronde !

L’axiome du « pot aux roses », épuré, serait donc finalement :

L’émoi d’une découverte dépend de la somme de la croyance qui disparaît et de la vérité qui se dévoile, en quantité et en qualité pour les 3.

Voyons s’il fonctionne bien :

  • Je peux découvrir que la terre n’est pas plate, sans pour autant découvrir sa véritable forme.
  • Je peux découvrir que la terre est ronde sans jamais m’être posé la question.
  • Je peux découvrir que non seulement la terre n’est pas plate, ni parfaitement sphérique, mais qu’en réalité sa forme réelle ressemble plutôt à un haricot.

Le propos n’est pas de déployer cet axiome tout beau tout neuf, je reviens à notre scène apocalyptique.

Dans le cadre de ma réflexion « nous sommes tous plombés », appliquons cet axiome :

  • L’émoi serait de type « colère »
  • La croyance : « la bonne santé »
  • La vérité : « la mauvaise santé »

Je me doute ici que, si mon axiome est correct, le seul moyen de réduire « l’émoi » est :

  • Soit de le segmenter par petites vérités.
    Exemple: il y a véritablement un risque pour telles personnes très spécifiques, mais pas pour les autres a priori.
  • Soit en multipliant les croyances: Ce n’est plus la croyance de la « bonne santé » uniquement, mais aussi celle du « bon citoyen », « bon professionnel », etc., et donc une découverte sur l’axe « santé » donnera moins d’émoi.

Je remarque donc que la méthode cartésienne de segmentation fonctionne aussi ici : Si l’émoi prévisible est un énorme problème, je le segmente en multiples petits émois spécifiques et singuliers. Pour reprendre la notion d’échelle, ce n’est plus la nation qui s’émeut, mais un groupe d’individus ; c’est n’est pas le monde qui s’émeut, mais un groupe de nations.

La médiation de l’information devient nécessairement une clef de voute. Plus que cela, un cas particulier de l’axiome du « pot aux roses » apparait évident : pour qu’il y ait absence totale d’émoi, il faudrait qu’il y ait une absence totale de croyance et/ou de vérité.
L’axiome est donc imparfait, il ne s’agit pas d’une somme, mais d’une multiplication. Ainsi en l’absence de vérité (=0), il n’y a pas d’émoi.

L’axiome final du « pot aux roses » est donc :

L’émoi d’une découverte dépend de la multiplication de la croyance qui disparaît et de la vérité qui se dévoile, en quantité et en qualité pour les 3.

Un pas de côté le temps d’une pensée : à l’échelle d’une nation, au soir d’une révolution face à un émoi trop important, couper toutes sources d’information serait le seul moyen ultime d’empêcher un émoi national. J’imagine un plantage national d’internet : plus de réseaux sociaux, plus d’impressions papier, etc.

Faute de vérité, point d’émoi selon l’axiome du « pot aux roses ». A ceci prêt que l’absence de vérité soudaine deviendrait certainement une vérité en elle-même.

Le sujet est trop riche, avançons et concluons.

Dans ce mouvement d’échelle, je dois, pour finir, descendre au niveau de la cellule familiale au sens large, c’est-à-dire amis y compris. C’est là, je crois, le plus dramatique à anticiper : « je te l’avais bien dit », « j’en étais sûr », « tu as bien fait », etc.

Ces phrases, dramatiques, seront sous-jacentes à chaque fois qu’un individu aura tenté, en conscience ou non, de modifier (par atténuation ou renforcement) la croyance d’un autre; c’est-à-dire à l’influencer, à faire tanguer son libre-arbitre. A un niveau individuel, nos croyances dépendent énormément des dires de ceux que nous côtoyons, je le pense.

C’est là un facteur aggravant de l’émoi que je ne peux aborder faute de compétences assez pointues : la notion de dissonance cognitive. Autrement dit, maladroitement, la croyance uniquement basée sur la confiance malgré l’intuition du contraire.
Ma grand-mère veut que je boive sa tisane, alors que je pressens profondément que le médicament sera mieux. Mais c’est ma grand-mère, personne ne dit non à Grand-mère. Je me retrouve à faire ce que je pressens être mauvais. Une dissonance cognitive, résolution d’un dilemme par la moins mauvaise solution sur des plans qui n’ont rien à voir.

Si j’applique l’axiome du « pot aux roses » à ce niveau individuel, la croyance est avant tout une confiance dans la parole de l’autre ( ou dans le groupe social) : Je croyais que je pouvais te faire confiance. Aussi, à n’en point douter, il y a un effet aggravant. Ce n’est pas la croyance qui disparaît, mais aussi la confiance.

Dans le cas d’un « pot aux roses », l’effet le plus dévastateur viendra de là : la libération de toutes les dissonances, le « clac » de l’engrenage qui revient à sa place, la transformation soudaine de la confiance en trahison, la fête du déni, des excuses, des envolées de « mauvaise foi » (modification a posteriori des raisons initiales d’une décision par d’autres raisons plus acceptables) , bref, une destruction durable des relations sociales jusqu’au plus petit niveau de granularité : enfant/parent.

Aussi, cela suffit, je le crois, pour avoir de quoi réfléchir.

Que se passerait-il si nous découvrions que nous sommes tous « plombés » ?

Si mon axiome du « pot aux roses » est vrai, alors, à un niveau national, une révolution plus ou moins violente modulée par les axes posés en fondation des croyances: « oui mais c’était avant tout un acte citoyen pour protéger les autres », « oui mais vous avez pris votre décision en conscience éclairée », « oui mais nous avons suivi les recommandations de la science », etc.

A un niveau mondial, une réorientation des thérapeutiques pour certaines nations, au moins par la négative.

A un niveau individuel et familial, une dévastation durable.

Mon avis est donc que le respect et la défense du libre-arbitre à un niveau individuel sont cruciaux.

Ce n’est qu’un avis, humble, maladroit, incomplet, peut-être même un contre-exemple.
Puisse-t-il au moins être un caillou dans une chaussure.

Quoi qu’il en soit, je peux enfin cesser d’imaginer le pire nécessaire à cet exercice.

Voici donc :

Axiome du « pot aux roses » :

L’émoi d’une découverte dépend de la multiplication de la croyance qui disparaît et de la vérité qui se dévoile, en quantité et en qualité pour les 3.

Emoi = Croyance perdue x Vérité découverte

Bonne réflexion et joyeuse contradiction.

M.LAINE